BAB AILEN

Cette porte est célèbre depuis le jour où les almoravides infligèrent aux almohades en 1130 la lourde défaite d’Al-Bahira.
Elle est mentionnée dans les textes sous le nom de Bab Aylàn.
Les Haylàna constituaient une petite tribu de piémonts qui avaient émigré chez les Haulàna, serait un nom de femme que G .De Slane attribue, selon ses lectures des prolégomènes d’Ibn Khaldoun, à « Hélène »( ?). Ce prénom n’a plus cours au Maroc.
La prothèse de la laryngale /hà’/ dans la transcription arabe des noms berbères était fréquente au Moyen Age. Ibn Khaldoun, lui-même dans son Histoire des berbères…, a eu soin de nous informer que le mot qu’il écrit « hintat »- d’où le nom « Hintata » - se prononçait /inti/ chez les berbères. Cela dit, la forme actuelle « Aylàn » correspond à la prononciation berbère qui se trouve chez Al-Bakri (in Description de l’Afrique Septentrionale).
Hassan LAGHDACH